October 15, 2018

Énorme, grisant et audacieux

Jeudi dernier à l’Université Mount Royal (MRU), Sport Calgary a animé une séance d’information conçue pour communiquer des faits, des budgets et des visions de ce à quoi pourrait ressembler une candidature pour devenir hôte des Jeux olympiques d’hiver de 2026.

Il y a, bien sûr, beaucoup de chiffres (présentés par Mary Moran à chacune des séances) sur lesquels lutter, voire au sujet desquels on pourrait se livrer à une séance de tir au poignet.

Mais au cours de chacune des séances d’information, dirigées par l’animateur Ken Cameron, on demande aussi à l’auditoire de faire des réflexions visionnaires qui ne relèvent pas des maths, mais plutôt de l’aspiration.

Après avoir distribué des stylos et des cahiers, M. Cameron demande à chaque personne de composer un rêve pouvant être qualifié d’énorme, de grisant et d’audacieux quant à ce que pourrait devenir Calgary par suite de la présentation de sa candidature pour accueillir les Jeux de 2026.

Reconstituer la confiance

La plupart des gens n’envisagent pas les choses en termes de rêves civiques – à l’exception peut-être des propriétaires de concession de sport et des maires charismatiques.

Nous envisageons les choses plutôt en termes de rêves individuels ou familiaux – il est donc intéressant d’assister à un processus où un groupe de non-propriétaires de concession de sport et de personnes non élues sont rassemblés dans une salle pour réfléchir à haute voix sur ce que pourrait un jour devenir leur ville.

Jason Zaran est propriétaire de Fit Kitchen, un service de livraison de repas santé qui compte parmi sa clientèle de nombreux athlètes de calibre international.

Il est aussi président de la Calgary Multisport Fieldhouse Society.

Bien entendu, il a pour première priorité de faire construire un complexe sportif polyvalent qui avait été proposé à l’origine au conseil municipal de Calgary la même année que « les Maple Leafs de Toronto ont remporté la Coupe Stanley pour la dernière fois », ajoute-t-il.

(C’était en 1967.)

Mais son rêve est moins centré sur le site que sur l’importance de faire construire enfin ce maudit complexe sportif, 50 ans après qu’Edmonton a fait construire le sien (et que Led Zeppelin s’y est produit en spectacle).

« Calgary est déjà bien placée pour devenir un chef de file mondial en matière de sports et d’activités pratiqués au sein d’une communauté qui se porte bien », souligne M. Zaran. « Mais je nous vois vraiment devenir chef de file mondial de la santé et du mieux-être et, surtout, un centre qui réunit les sciences médicales et les communautés en bonne santé. »

« Lorsque nous cherchons à réinventer notre économie, pourquoi ne pas se servir de ce qui précède (comme objectif) pour ce à quoi pourrait ressembler l’économie de Calgary – car nous sommes déjà une ville sportive en tant que telle? »

« Nous sommes déjà une destination qui accueille l’ensemble de ces événements (sportifs de calibre mondial) – et quand on fait venir le monde à la ville (à l’occasion d’un événement comme les Jeux olympiques), cela représente une occasion de montrer au monde ce que nous faisons. »

Ville accessible

Colleen, une étudiante en communications à la MRU, rêve d’une ville plus accessible pour les personnes ayant un handicap.

« Je ne me suis jamais rendue compte à quel point Calgary est inaccessible – même lorsqu’il s’agit tout simplement de sortir prendre un verre », explique-t-elle.

« Mon rêve est de mettre à profit les Jeux – tout particulièrement les Jeux paralympiques – afin de faire ressortir à quel point il est difficile pour ces personnes de se déplacer – et de faire de Calgary, espérons-le, un foyer de diversité et d’inclusion universelle. »

« D’ici 2026, Calgary sera devenue la ville la plus accessible du monde », ajoute-t-elle.

Calgary, une ville plus verte, plus propre

Rachael McIntosh est heptathlonienne – un sport d’été – et vient de passer huit ans comme membre de l’équipe nationale d’athlétisme.

Avant après avoir fait escale à la University of Pittsburgh pour profiter d’une bourse d’études en athlétisme qui a duré un an, Mme McIntosh est partie de la Nouvelle-Écosse il y a huit ans pour s’installer à Calgary, où elle s’est jointe à l’équipe.

Elle ne le savait pas à l’époque, mais elle déclare avoir trouvé un chez soi – qui, selon elle, a été voté la ville la plus propre du monde et la quatrième ville la plus durable sur la planète, voilà deux faits qu’elle ne manque pas de mentionner au moment de rencontrer des gens venus d’ailleurs.

« Je m’en vante toujours auprès des personnes que je rencontre lors de mes voyages », s’exclame-t-elle.

Son rêve?

« Aussi surprenant que cela puisse paraître, mon plus grand rêve est que Calgary soit une ville plus verte, plus propre », souligne-t-elle.

« Tout le monde serait enclin à penser que mon rêve porterait sur une préférence sportive – comme le dicte notre égoïsme, nous avons tous quelque chose à en retirer », ajoute-t-elle.

« Mais il s’agit (d’accueillir les Jeux), non seulement de sports. »

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